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1 seul tour pour voter : le 24 novembre

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de mandat, un calendrier public
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avocats soutenant la démarche de l'ACE

Un CNB à la hauteur des ambitions de la profession

Yasmine Develle, présidente de l’ACE
Yasmine Develle Présidente de l’ACE

Le Conseil national des barreaux ne doit pas être seulement l’institution qui réglemente et représente la profession. Il doit être celle qui lui donne de la force.

De la force pour peser sur la décision publique. De la force pour anticiper les réformes et non les subir.

Nous voulons un CNB qui protège, représente, et favorise le développement des avocats.

Notre profession dispose d’atouts considérables : près de 80 000 professionnels présents sur l’ensemble du territoire, des cabinets qui recrutent et investissent, une expertise juridique exceptionnelle et une place centrale dans le fonctionnement quotidien de la justice et de l’économie.

Pourtant, ces atouts sont insuffisamment transformés en influence.

La multiplicité des représentants de la profession, quelles que soient leur légitimité et leur histoire, ne doit pas conduire à l’éparpillement de sa parole. Lorsqu’il s’agit de défendre des intérêts nationaux, une profession est d’autant plus forte qu’elle est capable de définir une stratégie commune et de la porter d’une voix claire. C’est précisément la raison d’être du CNB.

La profession intervient encore trop souvent lorsque les arbitrages essentiels ont déjà été rendus. Nous voulons inverser cette logique.

Le CNB ne doit plus seulement être consulté sur les textes, souvent en fin de processus législatif : il doit participer à leur préparation, peser sur leur orientation et, lorsque l’intérêt de la profession ou de la justice l’exige, les initier.

Cela suppose de (re)construire une véritable capacité d’influence législative, réglementaire, économique et institutionnelle permanente. Il faut passer d’une culture de réaction à une culture d’anticipation, d’une profession qui formule des observations à une profession qui apporte des solutions.

Reconquérir la considération de la profession

L’influence suppose également de travailler sur la manière dont la profession est perçue.

Nous sommes auxiliaires de justice, mais nous sommes aussi des entrepreneurs, des employeurs, des contribuables, des investisseurs et des acteurs du fonctionnement quotidien et de l’organisation patrimoniales de millions d’entreprises et de familles. Cette réalité économique demeure insuffisamment connue.

La profession doit être reconnue pour ce qu’elle apporte à la société et à l’économie.

Des avocats heureux qui vivent de leur métier et qui ont envie de le rester

Notre ambition est simple : permettre aux avocats d’être heureux d’exercer leur métier, sans crouler sous les normes et les obligations chronophages.

La profession attire toujours, mais elle épuise aussi. Charge de travail, pression économique, solitude de l’exercice, difficultés de management, parentalité, relations parfois dégradées avec les juridictions et perte de sens nourrissent les départs et le découragement.

Le CNB ne réglera certes pas à lui seul toutes ces difficultés. Il peut en revanche agir sur ce qui relève de la profession : simplifier les trop nombreuses obligations et autres formalités, développer des services mutualisés, améliorer les outils numériques, accompagner les périodes de fragilité et défendre auprès des pouvoirs publics des conditions d’exercice respectueuses du temps et du travail des avocats.

L’indépendance de l’avocat commence par son indépendance économique. Il ne suffit pas de défendre notre droit d’exercer : il faut défendre notre capacité à en vivre.

Une profession qui travaille toujours davantage sans parvenir à se rémunérer suffisamment s’affaiblit. Elle investit moins, recrute moins, innove moins. Elle devient plus dépendante des plateformes et des grands opérateurs économiques, et moins capable de choisir les transformations technologiques qu’elle entend adopter. À force de célébrer notre indépendance sans nous donner les moyens de la préserver, nous risquons d’en faire une formule plutôt qu’une réalité.

Notre combat de longue date pour la dimension humaine de notre métier et le bien-être au travail commence enfin à être entendu. Mais être entendu ne suffit pas : il faut des actes. La confraternité est une exigence essentielle ; elle ne tient lieu ni de politique d’égalité entre les femmes et les hommes, ni de protection effective contre le harcèlement, ni de prévention de l’épuisement professionnel.

Nous avons prêté serment d’exercer avec dignité. Pas de nous épuiser en silence.

Le CNB doit donc assumer une ambition trop longtemps reléguée au second plan : permettre aux avocats de bien vivre de leur métier, et de bien vivre leur métier.

« La rentabilité n’est pas un gros mot. Le bien-être n’est pas un luxe. Ce sont les conditions concrètes d’une indépendance qui ne doit pas seulement figurer dans nos textes, mais pouvoir se vivre, chaque jour, dans nos cabinets. »

Les candidats

Bilan de la mandature 2024-2026

Chères Consœurs,
Chers Confrères,

Dans quelques semaines, vous serez appelés à élire les membres du Conseil national des barreaux pour la prochaine mandature.

Ce scrutin est aussi l’occasion de dresser le bilan de la mandature qui s’achève et de tracer les perspectives de celle qui s’ouvre.

Depuis bientôt trois ans, les élus de l’ACE se sont engagés au sein du CNB avec une conviction constante : préparer l’avenir de la profession sans jamais renoncer à ce qui fait sa force, son indépendance et son utilité.

Dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle, l’accélération des transformations économiques et numériques, l’évolution des attentes des clients et les interrogations croissantes sur l’attractivité de notre profession, ils ont défendu une vision résolument tournée vers l’avenir et attentive aux réalités de l’exercice.

Sous l’impulsion de notre Présidente, Yasmine Develle, et grâce à l’engagement de l’ensemble des élus ACE, notre syndicat a porté une vision ambitieuse du développement économique des cabinets, de l’ouverture de nouveaux marchés, de l’innovation et du numérique. Il a contribué aux réflexions relatives à l’intelligence artificielle afin que ces évolutions constituent pour les avocats de véritables opportunités de développement plutôt que des contraintes subies.

Les élus ACE se sont également mobilisés pour une formation plus proche des réalités de l’exercice professionnel, pour renforcer l’attractivité de notre profession auprès des jeunes générations, pour améliorer les services rendus aux confrères et pour promouvoir une gouvernance plus efficace de nos institutions.

Bien sûr, beaucoup reste à accomplir.

L’avenir de la profession ne se construira ni dans l’immobilisme ni dans la nostalgie. Il se construira en donnant aux avocats les moyens d’exercer, de se développer, d’innover et de répondre aux attentes de leurs clients dans un environnement en constante évolution.

C’est dans cet esprit que les élus ACE de la mandature qui s’achève passent aujourd’hui le relais à une nouvelle équipe de candidates et de candidats, rassemblés autour d’un projet commun et d’une même ambition pour la profession.

Le programme que l’ACE vous présente aujourd’hui s’inscrit dans cette continuité tout en préparant les évolutions dont la profession aura besoin demain. Il est le fruit d’un travail collectif. Il ne marque pas une rupture mais la poursuite d’un engagement constant au service des avocats.

Fidèle à notre ADN, il porte la vision d’une profession forte, indépendante et ouverte sur son temps ; une profession qui assume pleinement sa dimension entrepreneuriale ; une profession qui protège ses principes essentiels tout en préparant activement son avenir.

Le Conseil national des barreaux a besoin d’élus capables d’anticiper les évolutions plutôt que de les subir, de proposer plutôt que de commenter, de construire plutôt que d’opposer.

Avec l’ensemble des élus ACE de la mandature 2024-2026, nous vous invitons à découvrir ce projet et à soutenir les candidats de l’ACE lors des prochaines élections.

Parce que l’avenir de la profession se construit dans la durée.
Parce que les défis qui nous attendent exigent expérience, transmission, renouvellement et esprit d’équipe.
Et parce que c’est ensemble que nous continuerons à faire progresser la profession.

Vincent Maurel, directeur de campagne
Vincent Maurel Membre du Bureau du Conseil national des barreaux
Ancien bâtonnier du barreau des Hauts-de-Seine