Équiper tous les cabinets en IA, en données et en numérique
En 2026, le sujet n’est plus de convaincre les avocats que l’IA existe. Le sujet est de choisir les bons outils, de protéger les données, d’organiser la responsabilité humaine et de convertir les gains de productivité en valeur économique pour les cabinets et leurs clients.
Une puissance de négociation collective sans outil institutionnel imposé
Action CNBNégocier des accords-cadres nationaux spécifiquement dédiés aux solutions d’IA, aux éditeurs de doctrine et aux fournisseurs numériques, avec plusieurs offres concurrentes lorsque le marché le permet.
Négocier un socle documentaire et une portabilité professionnelle
NégociationTraiter l’accès à la doctrine et à la jurisprudence enrichie comme un enjeu d’infrastructure collective. Négocier des licences mutualisées, des interfaces interopérables et la portabilité des contenus produits par le cabinet. L’avocat ne doit pas être captif d’une succession d’abonnements incompatibles entre eux.
Passer du guide à la compétence opérationnelle certifiée
Action CNBÀ partir du cadre déontologique déjà adopté par la profession, proposer une formation continue obligatoire sur la maitrise de l’IA : contrôle des sources, hallucinations, RGPD, responsabilité, preuve, formulation des requêtes, automatisation, IA agentique.
Créer, sous la coordination du CNB, un réseau national de référents IA, avec des relais formés au sein des ordres.
Donner aux avocats les moyens d’innover
Action CNBAchever les travaux engagés sur le financement de l’innovation : soutenir un réseau de business angels de la legaltech, créer une plateforme de mise en visibilité des projets sélectionnés et statuer, après étude de faisabilité, sur la création d’un fonds d’investissement de la profession.
Achever les infrastructures indispensables
Action CNBGarantir à tous les cabinets une solution de facturation électronique simple, interopérable et économiquement maîtrisée, ainsi qu’un accès sécurisé aux services publics au moyen de l’identité professionnelle de l’avocat.
Distinguer le service professionnel de base du service marchand
Action CNBDéfinir un socle de services numériques et de sécurité accessible sans surcoût à tous les avocats. Réserver à CNB Services les prestations complémentaires facultatives, proposées dans des conditions transparentes, concurrentielles et sans subvention croisée.
Faire de la sécurité des données une infrastructure collective souveraine
Une attaque informatique ne détruit pas seulement des fichiers : elle expose le secret professionnel, interrompt l’activité et engage la responsabilité du cabinet à l’égard de ses clients. Les petites structures doivent pouvoir réagir dans les premières heures avec le même niveau de méthode qu’un grand cabinet.
Un socle de sécurité prêt à l’emploi
Action CNBMettre à disposition un autodiagnostic, des procédures internes types, un plan de continuité et de reprise d’activité, une politique de sauvegarde et de restauration testée, une gestion des accès et des départs et des supports de sensibilisation des équipes. Ces outils doivent être directement utilisables par une structure individuelle, sans direction informatique, ni budget de conseil.
Une assistance d’urgence mutualisée
Action CNBOrganiser une cellule joignable dès les premières heures d’un incident : appui technique et juridique, sécurisation, coordination avec l’Ordre et l’assureur, modèles de communication de crise. Le CNB doit également capitaliser sur les incidents traités pour diffuser des retours d’expérience anonymisés.
Une couverture cyber négociée collectivement
NégociationNégocier des garanties adaptées à l’exercice de l’avocat : reconstitution des données, pertes d’exploitation, responsabilité à l’égard des clients, frais de gestion de crise et accompagnement juridique. Les conditions doivent rester accessibles aux structures individuelles et aux petites structures, qui sont aujourd’hui les plus exposées et les moins assurées.
Reprendre la main sur le temps et le coût du procès
Le temps du procès et le coût de la défense ne sont pas des données de gestion interne des juridictions. Ils déterminent la valeur réelle du droit obtenu et l’accès effectif au juge. La procédure doit organiser le procès, non devenir un instrument de gestion des stocks.
Un droit à la visibilité sur le temps du procès
NégociationObtenir, pour les contentieux, un calendrier prévisionnel communiqué au début de la mise en état et actualisé en cas de dérive significative. Publier, par juridiction et par chambre, les délais réels, la dispersion autour de la moyenne et les stocks. Le délai n’est pas une donnée de gestion interne à la juridiction : il a des répercussions sur l’opportunité d’une saisine.
Retrouver un dialogue utile avec le juge
NégociationPromouvoir des mises en état permettant d’identifier suffisamment tôt les faits admis, les prétentions et les questions juridiques réellement déterminantes. Le numérique doit réduire les échanges inutiles, non supprimer l’accès au greffe ou le dialogue avec le juge.
Sortir de la sanction procédurale automatique
RéformeUne réforme du décret MAGENDIE. La procédure doit organiser le procès, non devenir un mécanisme d’élimination des recours.
Rendre visible le coût réel de la défense
RéformeRéformer l’article 700 du code de procédure civile et les textes équivalents afin que le juge motive distinctement la prise en charge des frais irrépétibles au regard des dépenses réellement exposées, de la complexité, du comportement procédural des parties et du travail nécessaire. Publier des données anonymisées par juridiction sur les montants demandés et alloués. Une victoire judiciaire qui ne couvre jamais une part significative du coût de la défense dégrade l’accès effectif au juge.
Donner pleine efficacité aux solutions négociées par les avocats
RéformeDévelopper l’acte d’avocat exécutoire et les outils conventionnels permettant aux avocats de sécuriser et de rendre effectifs les accords issus des modes amiables.